Parfois il y en a qu'on aime plus que tout. Ceux dont les mots nous aident à aligner les pas, droit devant nous ; oui, ceux-ci même dont le regard nous fait comprendre que si nous sommes encore debout, c'est grâce à eux. On ne pourra jamais l'expliquer. On tient plus à leur vie qu'à la notre, et c'est ainsi. Chacun à sa personne ; et, qu'on le veuille ou non, on ne la choisit pas forcément. Alors parfois on tombe sur la mauvaise. La mauvaise personne qu'on aimera plus que tout.
Et puis parfois on tombera sur la bonne personne. Le double de sexe opposé. Moi en garçon, si tu préfères. La personne qui nous fera comprendre que la vie c'est plus que ça. Que c'est plus qu'un problème de balance, de larmes ou d'échec. La personne qui nous permettra réaliser que la patience si détestée nous amenera sans doute au bonheur jusqu'à la fin de nos jours. On pourrait très bien redescendre sur terre. Mais c'est inutile, j'ai les deux pieds bien soudés au sol. Grace à toi. Qui me fait grandir, qui me fait redevenir gamine, qui me fait murire, qui me pousse, qui m'accroche, qui me suit, qui m'emmène loin d'ici. Qui m'apprend chaque jour qu'on est bien plus forts qu'une poignée de kilomètres. A toi, à qui je dois tout ce qui me fait tenir debout.
A Quentin.